Cacopsylla pyri

Cacopsylla pyri
Cacopsylla pyri (Linnaeus 1761)

🧬 Identité taxonomique

Règne : Animalia
Classe : Insecta
Ordre : Hemiptera
Famille : Psyllidae
Genre : Cacopsylla
Habitat : Terrestre
Statut biogéographique : Présent
Type d’impact : 🐛 Insecte ravageur
Nom latin : Cacopsylla pyri
Nom complet : Cacopsylla pyri (Linnaeus 1761)

🌿 Caractéristiques locales

Abondance locale : moyenne
Présence en Bretagne Sud : Localisée

🌿 Exigences générale du milieu

Eau stagnante : résistant

🌿 Fiche Espèce – Atlas

Biologie

L’adulte ressemble à  une petite cigale aux ailes translucides. La forme hivernale, de couleur foncée, mesure 2,7 à  3,0 mm de long et porte d’étroites bandes sombres transversales sur l’abdomen. La forme estivale est plus petite et de teinte plus claire.
Les insectes, lorsqu’ils se déplacent en groupes importants, émettent un bruit clairement perceptible.
L’adulte hiverne dans les vergers, sur les arbres hôtes mais également sur n’importe quel support. Il reprend son activité dès janvier et commence à  s’alimenter avant la période d’accouplement. La femelle pond ses œufs par groupes de 6 à  10, à  la base des bourgeons et le long des crevasses de l’écorce.
Les femelles des générations suivantes, en cours de saison, pondent sur les organes verts et sur les pédoncules floraux. Chaque femelle peut pondre de 400 à  600 oeufs.
Ces œufs sont oblongs (0,3 x 0,1 mm). Blancs au moment de la ponte, ils deviennent jaunes puis orange. Ils présentent un petit filament à  l’une des extrémités. à l’approche de l’éclosion, les yeux de la future larve forment 2 taches rouges latérales caractéristiques. Les œufs éclosent 6 à  25 jours après la ponte, selon la température.

Les larves sont plates et de couleur d’abord jaune, puis brun sombre. Les larves de première génération s’introduisent à  l’intérieur des bourgeons foliaires o๠elles s’alimentent. à la fin de leur développement, elles se fixent sur le calice.

Larve Cacopsylla Pyri

Les larves des générations ultérieures se développent sur la face inférieure des jeunes feuilles, protégées dans une gouttelette de miellat. Plus tard, elles se fixent à  la base du pétiole des fleurs, sur les jeunes rameaux ou sur les pédoncules des fruits, toujours largement recouvertes de miellat. Après leur dernière mue, elles migrent vers les feuilles pour achever leur développement.
On observe 4 à  6 générations annuelles selon les régions et les conditions climatiques, la dernière génération apparaissant en septembre-octobre. Les insectes des deux premières générations sont peu nombreux mais ce sont ceux des générations 3 et 4 qui pullulent et occasionnent les dégâts les plus importants. Les dernières générations, à  l’automne, sont dispersées sur tout le feuillage.

Symptomes dégats

Les larves et les adultes piquent la plante pour se nourrir de la sève. Ils sont capables d’en absorber une très grande quantité, ce qui entraîne une diminution de la récolte et un épuisement progressif de la vigueur de l’arbre.
Les insectes sécrètent un miellat sucré et collant qui provoque des brûlures sur les feuilles. Ce miellat est également propice à  l’apparition de fumagines noires inesthétiques.
Dans le cas des attaques les plus graves, les feuilles peuvent tomber prématurément dès le mois d’août, ce qui affaiblit encore le végétal.

Autres vegetaux sensibles : Le pommier rarement, le cognassier de manière très exceptionnelle.
Importance des degats : Réduction de la récolte par la réduction de la vigueur de l’arbre. Apparition secondaire de fumagines.
Dynamique : très rapide
Type de bioagresseur : Insecte ravageur (hémiptère)
Présent dans le Morbihan : Oui
Periode à risque : janvier à décembre
Stade sensible : Tous