Tuta absoluta

Tuta Absoluta

Tuta absoluta
Tuta absoluta (Meyrick 1917)

🧬 Identité taxonomique

Règne : Animalia
Classe : Insecta
Ordre : Lepidoptera
Famille : Gelechiidae
Genre : Tuta
Habitat : Terrestre
Statut biogéographique : Introduit
Type d’impact : 🐛 Insecte ravageur
Nom latin : Tuta absoluta
Nom complet : Tuta absoluta (Meyrick 1917)

🌿 Caractéristiques locales

Abondance locale : moyenne
Présence en Bretagne Sud : Localisée

🌿 Exigences générale du milieu

Eau stagnante : résistant

🌿 Fiche Espèce – Atlas

Biologie

Les papillons mesurent 6-7 mm de long et environ 10 mm d’envergure. Ils sont gris argenté avec des taches noires sur les ailes antérieures. Le cycle biologique dure de 24 à  76 jours selon les conditions climatiques et il peut y avoir jusqu’à  10 ou 12 générations par an. Chaque femelle peut pondre de 40 à  plus de 200 œufs, de préférence à  la face inférieure des feuilles ou sur les tiges tendres et les sépales des fruits immatures.
Les œufs sont de petite taille (moins de 0,5 mm de long), de forme cylindrique et de couleur crème à  jaunâtre.
Les chenilles, au départ de couleur crème, deviennent verdâtres et rose clair.
Au dernier stade, elles mesurent 7 à  8 mm. Après l’éclosion, les jeunes larves pénètrent dans les feuilles, les tiges ou les fruits, quel que soit le stade de développement du plant de tomate. Les chenilles creusent des galeries dans lesquelles elles se développent. Une fois le développement larvaire achevé, elles se transforment en chrysalides, soit dans les galeries, soit à  la surface des plantes hôtes ou dans le sol.

Larve Tuta Absoluta

Cet insecte passe l’hiver au stade œuf, chrysalide ou adulte, sur du matériel végétal sec ou en décomposition. Il résiste aux températures basses, y compris négatives.
Les adultes mâles vivent au maximum une semaine et les femelles peuvent vivre deux semaines.

Symptomes dégats

En Amérique du Sud, ce lépidoptère est considéré comme l’un des principaux ravageurs de la tomate, pouvant entraîner des pertes de récolte jusqu’à  100 %.
Les attaques se manifestent sous forme de plages blanchâtres qui, observées à  la loupe, se révèlent être des galeries (seul l’épiderme de la feuille subsiste, le parenchyme étant consommé par les larves) renfermant chacune une chenille. Ces mines sont souvent arborescentes, avec des ramifications partant de la galerie principale.
Avec le temps, les galeries se nécrosent et brunissent. Les chenilles s’attaquent aux fruits verts comme aux fruits mûrs. Les tomates présentent des nécroses sur le calice ou des trous de sortie à  leur surface. Elles sont alors impropres à  la consommation.

Autres vegetaux sensibles : Tomate, Pomme de terre, piments, aubergines, pépino, datura et brugmansia, molènes et autres solanacées*, y compris ornementales.
Importance des degats : Forte sur plantes et fruits.

Informations complementaires

Cet insecte, originaire d’Amérique du Sud, a été signalé pour la première fois en Europe, en Espagne, en 2006. En 2008, il a été signalé au Maroc, en Algérie et en France (Corse). Depuis, les départements méditerranéens sont concernés et le ravageur envahit progressivement l’ensemble du territoire.
Des auxiliaires naturellement présents en France, prédateurs ou parasitoïdes, contrôlent à  ce jour l’invasion de ce ravageur.

Auxiliaires naturels : Dicyphus errans
Classement réglementaire : Espèce réglementée
Dynamique : rapide
Type de bioagresseur : Insecte ravageur (lépidoptère)
Présent dans le Morbihan : Oui
Periode à risque : janvier à décembre
Stade sensible : Tous