Phytomyza gymnostoma

Phytomyza gymnostoma
Phytomyza gymnostoma Loew 1858

🧬 Identité taxonomique

Règne : Animalia
Classe : Insecta
Ordre : Diptera
Famille : Agromyzidae
Genre : Phytomyza
Habitat : Terrestre
Statut biogéographique : Présent
Type d’impact : 🐛 Insecte ravageur
Nom latin : Phytomyza gymnostoma
Nom complet : Phytomyza gymnostoma Loew 1858

🌿 Caractéristiques locales

Abondance locale : moyenne
Présence en Bretagne Sud : Localisée

🌿 Exigences générale du milieu

Eau stagnante : résistant

🌿 Fiche Espèce – Atlas

Biologie

Vivant, l’adulte est une petite mouche grisâtre mate d’environ 3 mm de longueur. Les ailes dépassent largement l’abdomen, mesurant environ 2,8 mm chez le mâle et 3,5 mm chez la femelle. La tête est marquée de jaune. Les yeux sont bien séparés par un front de couleur jaune et la partie ventrale de l’abdomen est jaune, comme les balanciers. Les pattes sont
noires à  l’exception des genoux qui sont jaunâtres.
L’adulte pond au sommet des feuilles, après une série de morsures nutritionnelles sous forme de petits points blancs alignés particulièrement caractéristiques.
La larve est un asticot de couleur jaune pâle.

Larve Phytomyza Gymnostoma

Il est effilé vers la tête qui ne présente ni yeux ni capsule céphalique, mais uniquement une paire de crochets de couleur sombre. La partie postérieure est large et munie d’une paire de stigmates. Ces caractères permettent aisément de ne pas la confondre avec des larves de lépidoptères (teigne du poireau). Sa taille au dernier stade larvaire est de 6 mm de long environ. Les larves vivent dans le parenchyme de la feuille, entre les deux épidermes. Elles se distinguent facilement de la larve de la mouche de l’oignon par l’absence d’ornements sur le dernier segment ainsi que par leur taille avant la pupaison.Les pupes sont de couleur brun rougeâtre et d’une taille de 3,5 mm.

Pupe Phytomyza Gymnostoma

Elles se forment dans des logettes situées dans les tissus des feuilles, o๠elles se conservent jusqu’à  l’émergence des adultes. Elles ne peuvent pas être confondues avec les pupes de la mouche de l’oignon qui, elles, mesurent 6 à  7 mm de longueur, soit un volume environ 8 fois plus gros. De plus, ces dernières ne se trouvent pas dans les tissus végétaux, mais dans le sol.

Symptomes dégats

Au printemps, les dégâts surviennent après le premier vol. Les poireaux en culture sont alors de petite taille, et quelques asticots suffisent à  tuer une plante.
En automne, les poireaux sont de plus grande taille et survivent même en hébergeant des populations importantes de larves. Les asticots se nourrissent entre les deux épidermes d’une feuille en progressant du haut vers le bas. Les mines ne pourrissent pas, elles ont dans certains cas un aspect propre de teinte blanchâtre. Il arrive aussi que la coloration soit brun rose, bien visible sur la partie basale blanche des feuilles. à la fin de la croissance larvaire, l’asticot quitte son hôte végétal pour aller se nymphoser dans le sol.
Les pupes se forment à  la partie terminale de la galerie qui, parfois, peut s’ouvrir latéralement avec la croissance du poireau. Il est aussi courant d’observer de graves déformations de la plante. Les attaques à  un stade jeune fragilisent la structure des feuilles externes.
Au cours de la croissance des jeunes feuilles centrales, les feuilles externes fragilisées éclatent sous leur poussée latérale et le plant est complètement déstructuré. à l’éclatement des plantes, s’ajoute l’altération de la récolte par la présence de galeries colorées et de pupes sur plusieurs épaisseurs de feuilles, rendant le poireau impropre à  la consommation ou le dégradant fortement.

Autres vegetaux sensibles : Autres alliacées (ciboules et ciboulettes notamment).

Importance des degats

Très importants, rendant les poireaux impropres à  la consommation.

Dynamique : très rapide
Type de bioagresseur : Insecte ravageur (diptère)
Présent dans le Morbihan : Oui
Periode à risque : janvier à décembre
Stade sensible : Tous